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Troy Woodland

La vulnérabilité financière augmente : raisons pour lesquelles de nombreux propriétaires seraient à quelques mois d’une déroute s’ils perdaient leurs revenus

7 janvier 2026 by Troy Woodland

Par Keith Martin, directeur général de l’Association canadienne des institutions financières en assurance

Pour de nombreux Canadiens, être propriétaire de leur logement est synonyme de stabilité, de sécurité, et d’un pas vers le bien-être financier à long terme. Cependant, une nouvelle étude nationale révèle que derrière les apparences, un nombre croissant de propriétaires sont loin de se sentir en sécurité.

L’ACIFA s’est associée à Pollara Strategic Insights pour mener un sondage auprès de plus de 3 000 Canadiens qui détiennent un prêt hypothécaire ou une marge de crédit hypothécaire (MCH). Les résultats constituent un important rappel à la réalité sur le degré de préparation, ou de manque de préparation, de nombreux ménages canadiens face à un changement soudain de revenus.

Un grand nombre de Canadiens pourraient tenir seulement quelques mois

Un des constats les plus évidents de cette étude est la marge financière très réduite dont disposent de nombreux propriétaires.

La moitié des répondants ont déclaré qu’ils pourraient maintenir leur mode de vie actuel pendant moins de six mois si leur principale source de revenus devait disparaître. Le même nombre ont déclaré qu’ils auraient de sérieuses difficultés à payer leurs factures si le principal soutien financier de leur ménage ne pouvait plus travailler.

Le sondage indique qu’un grand nombre de Canadiens ne sont qu’à quelques payes de devoir prendre des décisions difficiles concernant leurs versements hypothécaires, les soldes de leurs cartes de crédit, leurs épiceries, ou la garde de leurs enfants.

Les niveaux d’endettement accentuent la pression

Être propriétaire entraîne souvent des dettes importantes, mais l’étude montre à quel point ces obligations sont lourdes pour de nombreuses familles :

  • Un prêt hypothécaire moyen d’environ 221 000 $
  • Solde moyen d’un MCH d’environ 54 000 $
  • Près de 40 000 $ de dettes supplémentaires, comme des cartes de crédit, des prêts automobiles, ou des prêts personnels

Compte tenu de l’augmentation du coût de la vie, des fluctuations des taux d’intérêt, et de l’incertitude économique, il n’est pas surprenant que 44 % des propriétaires déclarent que la situation économique actuelle détériore leurs finances.

Le stress financier atteint bien plus de ménages que ceux à faibles revenus

Une conclusion importante de cette étude est que la vulnérabilité financière ne se limite pas aux personnes à faibles revenus.

Même les propriétaires dont le revenu du ménage se situe entre 120 000 $ et 250 000 $ affirment subir des pressions similaires :

  • Difficulté à épargner régulièrement
  • Gérer plusieurs types de dettes
  • Se soucier de la perte d’emploi
  • Incertitude quant à la période pendant laquelle ils pourraient tenir sans revenus

Un revenu plus élevé ne signifie pas toujours une plus grande résilience financière. De nombreux Canadiens, quels que soient leurs revenus, sont confrontés aux mêmes incertitudes financières.

Un fossé entre inquiétude et préparation

La constatation la plus préoccupante est sans doute le décalage entre le niveau d’inquiétude des propriétaires et leur niveau de préparation.

Beaucoup de gens craignent les conséquences d’une perte d’emploi ou d’une maladie soudaines, et pourtant :

  • Seulement environ un tiers estiment avoir de bonnes connaissances sur la planification de l’avenir
  • Un grand nombre ne comprennent pas pleinement ce que couvre leur assurance actuelle
  • Un nombre considérable ne savent pas combien de temps leur assurance vie durerait si elle devenait nécessaire

Ce manque de connaissances augmente le stress et peut exposer les familles à davantage de risques qu’elles ne le réalisent.

Mesures que les propriétaires peuvent prendre

Bien que personne ne puisse prédire l’avenir, de petites mesures pratiques peuvent aider les Canadiens à renforcer leur filet de sécurité financière :

  1. Connaissez vos comptes : faites le point sur vos dettes totales, vos versements mensuels, vos sources de revenus, et la durée pendant laquelle vos économies suffiraient pour subvenir aux besoins de votre foyer si vos revenus changeaient soudainement.
  2. Vérifiez votre filet de sécurité : il s’agit notamment de vos économies d’urgence, des avantages sociaux offerts par votre employeur, et de toute assurance dont vous disposez déjà, comme l’assurance vie, l’assurance invalidité, l’assurance perte d’emploi, ou tout autre type d’assurance.
  3. Posez des questions claires et simples. : si vous ne savez pas exactement ce que couvre votre assurance, demandez à votre institution financière ou à votre conseiller de vous l’expliquer en termes simples, avec des exemples concrets.
  4. Préparez un plan « au cas où » : réfléchissez à l’avance à la manière dont vous feriez face à une perte d’emploi, une maladie, ou une dépense imprévue. Cette démarche peut vous aider à réduire votre anxiété et à mettre en évidence vos lacunes.

Vers une plus grande confiance financière

À l’ACIFA, nous pensons que pour prendre des décisions éclairées, il faut disposer d’informations claires et accessibles. La vulnérabilité financière n’est pas un échec personnel. Elle est souvent le résultat de l’augmentation des coûts, de conditions économiques imprévisibles, et des réalités de la vie moderne.

Par la révélation de ces tendances, l’étude de Pollara vise à aider les Canadiens à mieux comprendre leur situation, à poser les bonnes questions, et à avoir davantage confiance en leur capacité à protéger leur foyer.

Filed Under: Connaissances

Qui a le plus besoin de protection? Ce que révèlent les cinq segments de consommateurs

17 décembre 2025 by Troy Woodland

Par Keith Martin, directeur général de l’Association canadienne des institutions financières en assurance

Lorsque les propriétaires canadiens songent à protéger l’avenir financier de leur famille, beaucoup concentrent leurs efforts sur le remboursement de leur prêt hypothécaire, l’épargne, et la gestion quotidienne de leur budget. Cependant, une nouvelle étude nationale révèle que les gens abordent les risques financiers de manière très différente. Certains se sentent bien préparés pour faire face à l’imprévu. D’autres s’inquiètent de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins en cas de perte d’emploi, de maladie, ou de tout autre événement qui perturberait leurs revenus. Pour mieux comprendre ces différences, l’ACIFA s’est associée à Pollara Strategic Insights afin de réaliser la première étude canadienne de segmentation sur les connaissances, les attitudes, et les comportements en ce qui concerne l’assurance protection de crédit (APC) chez les détenteurs de prêts hypothécaires et de marges de crédit hypothécaire (MCH). Plus de 3 000 Canadiens y ont participé.

Importance de cette recherche

L’étude a permis de définir cinq segments distincts de la population, mais une conclusion essentielle ressort : la vulnérabilité financière peut toucher qui que ce soit, indépendamment de l’âge de la personne, de ses revenus, ou de la stabilité de son ménage. L’étude met en évidence les points suivants :

  • La moitié des détenteurs d’un prêt hypothécaire ne pourraient pas maintenir leur mode de vie actuel pendant six mois sans leur revenu principal.
  • Seulement 38 % se disent confiants de pouvoir continuer à rembourser leur prêt hypothécaire si le principal soutien financier perdait son emploi.
  • De nombreux propriétaires ne sont pas certains de bien comprendre tous les détails de leur assurance protection de crédit, notamment le début et la fin de la couverture.

Ces données sont utiles pour comprendre les divers groupes de propriétaires définis dans l’étude, et l’importance des discussions sur la protection.

Cinq segments qui reflètent de véritables expériences canadiennes

La recherche a permis de définir cinq grands groupes qui reflètent des réalités financières distinctes et divers niveaux de confiance chez les propriétaires canadiens. Il ne s’agit pas de catégoriser les personnes, mais plutôt de présenter des exemples qui aident à comprendre à quel point chacune se prépare différemment pour faire face aux imprévus.

Le fait de trouver le segment qui vous semble le plus familier peut vous aider à réfléchir à votre propre résilience financière et aux types de protection qui pourraient, ou non, répondre à vos besoins.

1. Le planificateur confiant
Ce groupe, qui représente environ un quart des détenteurs de prêts hypothécaires et de MCH, se sent relativement en sécurité. Ces personnes ont souvent des placements, gèrent leurs finances de manière proactive, et planifient leur retraite bien à l’avance. Malgré leur préparation, bon nombre d’entre eux continuent de s’inquiéter à propos de la sécurité de leur emploi ou de la durée pendant laquelle ils pourraient maintenir leur mode de vie si leurs revenus changeaient de manière imprévue.

Importance de cette situation : Même les ménages aisés peuvent être exposés à des risques auxquels ils n’ont peut-être pas pleinement réfléchi. Il s’agit notamment de la perte de revenus et de l’incertitude quant à l’efficacité des protections dont ils disposent. Ainsi, les ménages sans assurance peuvent être amenés à évaluer la pertinence d’une couverture, tandis que les ménages déjà assurés peuvent être amenés à déterminer si leur protection actuelle est suffisante en cas de perte de revenus. 

2. Le réaliste anxieux
Les réalistes anxieux sont souvent confrontés à un stress financier. Ils ont généralement des dettes plus importantes, doutent de leurs connaissances financières, et s’inquiètent de ne pas pouvoir gérer leurs factures en cas de problème. Bon nombre reconnaissent l’importance de la protection financière, mais se heurtent à des difficultés liées à l’abordabilité et aux priorités concurrentes.

Importance de cette situation : En raison des difficultés financières et de la flexibilité limitée de ce groupe, même une perturbation mineure pourrait avoir des conséquences immédiates. L’abordabilité est un obstacle majeur, donc le fait de comprendre quelles protections sont à leur portée et à quels types de soutien ils peuvent déjà être admissibles peut les aider à prendre des décisions éclairées sans pression supplémentaire.

3. L’investisseur tendu
Les investisseurs tendus sont dans la période de leur vie où leurs revenus sont les plus élevés, et doivent souvent concilier plusieurs obligations financières, comme un prêt hypothécaire, une MCH, des frais de garde d’enfants, ou des propriétés secondaires. Certains détiennent déjà une APC, mais doutent de la valeur que ce produit leur offre. D’autres n’ont tout simplement pas revu leur couverture depuis des années.

Importance de cette situation : Compte tenu des nombreuses responsabilités financières, une interruption imprévue des revenus pourrait créer d’importantes difficultés. Des informations claires sur ce que couvre l’assurance protection de crédit et sur la manière dont elle aide à continuer de rembourser les dettes lors d’un événement couvert peuvent aider les membres de ce groupe à déterminer si la protection dont ils bénéficient ou qu’ils envisagent de souscrire répond à leurs besoins.

4. Le bâtisseur stable
Les bâtisseurs stables se consacrent aux questions financières et privilégient la stabilité à long terme. Certains ont une APC, d’autres non, et bon nombre en ont une opinion neutre, sans être ni fortement favorables ni fortement opposés au produit. Ils sont prudents, et leur opinion sur les assurances repose souvent sur la clarté, la confiance, et sur leur degré de compréhension du produit.

Importance de cette situation : De nombreux Canadiens de ce groupe sont ouverts à l’idée de la protection financière, mais souhaitent obtenir des explications claires et sans jargon afin de pouvoir prendre des décisions éclairées.

5. Le traditionaliste aisé
Les membres de ce groupe sont généralement plus âgés, possèdent davantage d’actifs, ont moins de personnes à charge, et affichent une plus grande confiance financière. Ils ne voient peut-être pas la nécessité de l’APC, mais continuent à attacher de l’importance à la protection de leur plan de retraite ou au maintien de leur stabilité pendant leur vieillesse.

Importance de cette situation : Même les ménages qui bénéficient d’une certaine sécurité financière ne peuvent pas tout prévoir, notamment en ce qui concerne le remplacement du revenu, la planification à long terme, et la manière dont les divers types d’assurance fonctionnent ensemble.

Conclusion et perspectives

À l’ACIFA, nous croyons que pour donner aux Canadiens les moyens d’agir, il faut d’abord leur fournir des informations claires et accessibles. Lorsque les consommateurs comprennent les diverses expériences décrites dans ces cinq segments, ils peuvent mieux déterminer leur propre stratégie pour atteindre la sécurité financière, en fonction de ce que ce concept représente pour eux.

Filed Under: Connaissances

Résumé de la discussion informelle en ligne organisée par l’ACIFA avec Manon Bombardier, Ph. D., commissaire adjointe – Recherche, politiques et éducation à l’Agence de la consommation en matière financière du Canada

27 novembre 2025 by Troy Woodland

Date : 27 novembre 2025

Le 27 novembre 2025, l’ACIFA a organisé un webinaire intitulé Discussion informelle en ligne organisée par l’ACIFA avec Manon Bombardier, Ph. D., commissaire adjointe – Recherche, politiques et éducation à l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC). Le directeur général de l’ACIFA, Keith Martin, a entamé le webinaire en remerciant tous les participants et en présentant l’analyste de recherche de l’ACIFA, Robyn Jennings. À son tour, elle a présenté Mme Bombardier, commissaire adjointe, Direction générale de la recherche, des politiques et de l’éducation à l’ACFC. Mme Bombardier dirige les activités de l’Agence qui visent à renforcer la protection des consommateurs de services financiers grâce à des politiques fondées sur des données probantes, à des recherches stratégiques, et à des initiatives d’éducation du public. Avant de se joindre à l’ACFC, Mme Bombardier a occupé le poste de sous-ministre adjointe à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire à Santé Canada, où elle a supervisé les activités ainsi que les projets de transformation de l’Agence afin de favoriser la modernisation du cadre réglementaire et la prise de décisions fondée sur des données. Auparavant, elle a dirigé la stratégie de transformation commerciale de l’Agence, et contribué à améliorer la transparence, la confiance du public, et l’efficacité du cadre réglementaire. Mme Bombardier a également occupé des postes de direction à Santé Canada, notamment celui de sous-ministre adjointe déléguée par intérim à la Direction générale des produits de santé et des aliments, où elle a contribué de manière déterminante à la surveillance réglementaire pendant la pandémie de COVID-19. Elle détient un doctorat en écotoxicologie et une maîtrise en administration des affaires.

Après avoir présenté Mme Bombardier, R. Jennings a souhaité la bienvenue à plusieurs invités de marque, notamment
les 14 entreprises membres et les 14 entreprises associées de l’ACIFA; des associations sectorielles connexes, telles que l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et l’Association canadienne de l’assurance voyage (ACAV); et des représentants de divers organismes de réglementation des assurances et des services financiers ainsi que d’organismes d’élaboration des politiques, dont les suivants :

  • Insurance Council of BC
  • British Columbia Financial Services Authority (BCFSA)
  • Ministère des Finances de la Colombie-Britannique
  • Alberta Insurance Council
  • Gouvernement de l’Alberta
  • Autorité ontarienne de réglementation des services financiers (ARSF)
  • Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC)
  • Ministère fédéral des Finances, gouvernement du Canada
  • Ombudsman des assurances de personnes

Pour ouvrir la discussion, R. Jennings a demandé à Mme Bombardier d’expliquer le rôle de l’ACFC en ce qui concerne la littératie financière, et la façon dont l’Agence collabore avec les membres du milieu pour faire avancer ce dossier. Mme Bombardier a remercié l’ACIFA de lui avoir donné l’occasion de s’adresser aux intervenants, puis a décrit les fonctions et responsabilités organisationnelles de l’ACFC. Elle a expliqué que l’ACFC est une agence de réglementation, indépendante, qui agit au niveau fédéral. Son mandat est de protéger les consommateurs. Elle y parvient de deux façons : premièrement, par la surveillance des institutions financières sous réglementation fédérale, afin d’assurer le respect des lois sur la protection des consommateurs; et, deuxièmement, par l’amélioration des connaissances financières et du bien-être des Canadiens. À cette fin, l’ACFC s’associe à divers organismes intervenants afin de fournir des informations et des ressources fiables et impartiales aux Canadiens. L’ACFC mène également des recherches régulières afin de mieux comprendre les défis que les Canadiens doivent relever.

Selon l’ACFC, un consommateur bien informé est un consommateur mieux protégé. Lorsque les Canadiens comprennent leurs produits financiers, ils prennent des décisions de manière plus confiante. L’objectif de l’ACFC consiste à mettre en place un système qui donne aux Canadiens les connaissances, la confiance, et les outils nécessaires pour prendre des décisions financières sensées et éclairées.

L’ACFC supervise l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la littératie financière, qui établit une vision commune pour améliorer les résultats économiques et la résilience chez les Canadiens. La Stratégie nationale est en cours de révision, car elle doit être renouvelée en 2026. La collaboration demeure un élément essentiel à la réussite de la Stratégie. Depuis que l’ACFC a lancé sa stratégie actuelle, elle a établi des liens avec des centaines d’organisations à travers le pays, notamment des entreprises, des organismes sans but lucratif, des groupes communautaires, et des établissements d’enseignement.

L’ACFC accorde une grande priorité à la recherche et à la collaboration. En 2022, l’ACFC a lancé un plan de mesure pour suivre ses effets collectifs. Les organisations peuvent adopter et intégrer le plan dans leurs propres cadres afin de recueillir des données, puis les transmettre à leurs partenaires. L’ACFC a également créé la plateforme Échange pour la recherche et les données (ÉRD), qui est accessible en ligne. L’ÉRD est une plateforme centralisée où tous les partenaires de la stratégie peuvent accéder à des recherches et à des données, et en publier. L’ACFC a récemment publié quatre articles sur les résultats de ses sondages, notamment sur la préparation à la retraite anticipée, la fraude, les conseils financiers, et l’épargne pour les études postsecondaires.

R. Jennings a ensuite demandé à Mme Bombardier de discuter des fonctions des partenaires provinciaux et fédéraux en ce qui concerne le renforcement de la littératie financière et de leur interaction. Mme Bombardier a expliqué que la littératie financière est une responsabilité partagée. Le gouvernement fédéral, par l’intermédiaire de l’ACFC, définit une vision nationale en consultation avec les organisations et les intervenants du secteur. Les provinces et les territoires ont une contribution déterminante à apporter à cet égard. La Stratégie nationale de l’ACFC vise à fournir un cadre commun. Elle permet de recueillir des données précises afin d’assurer l’uniformité et, idéalement, de produire des effets plus importants à l’échelle du Canada. Les provinces et les territoires sont indispensables à la mise en œuvre de l’approche nationale, et certaines, comme le Québec, ont leurs propres stratégies en matière de littératie. Certaines provinces, comme l’Ontario, ont également intégré la littératie financière dans les programmes scolaires. En résumé, la collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces est tout à fait coopérative et complémentaire; le succès de la Stratégie nationale en dépend.

Avant de poursuivre la conversation, R. Jennings a félicité l’ACFC pour le 15e anniversaire du Mois de la littératie financière, célébré en novembre. Elle a ensuite demandé à Mme Bombardier de fournir quelques informations générales sur la campagne et sur la manière dont elle s’inscrit dans le mandat de l’ACFC. En novembre de chaque année, l’ACFC mobilise des organisations de partout au Canada afin d’aider les Canadiens à renforcer leur résilience et leur littératie financières. Le thème de cette année est « Parlons d’argent ». La campagne est axée sur l’action et sur la normalisation des conversations financières. Elle reflète un des grands principes de l’ACFC : la littératie financière est une responsabilité partagée. Nous devons tous contribuer. Mme Bombardier a expliqué que plus de la moitié des Canadiens ont déclaré avoir de la difficulté à respecter leurs engagements financiers. Lorsque l’argent cause du stress, les gens ont tendance à se taire, ce qui peut aggraver le problème. Des recherches ont révélé que le fait de parler ouvertement d’argent renforce la confiance et entraîne de meilleurs résultats financiers. L’ACFC a mené une étude auprès de jeunes Canadiennes qui a révélé que le fait de discuter de leurs expériences réduisait leur stress et favorisait l’adoption d’habitudes financières positives, comme l’épargne et le remboursement des dettes. Durant ce mois, l’ACFC souhaite inciter les Canadiens à entamer la conversation.

Une autre priorité de l’ACFC durant ce mois a été la population des jeunes, en particulier les jeunes adultes de 15 à 30 ans. Les gens prennent des décisions financières importantes au cours de ces années, alors qu’ils ont souvent des connaissances et un soutien limités. L’ACFC vise à accompagner les Canadiens dans leur situation actuelle, en particulier les jeunes générations qui commencent à prendre des décisions financières importantes. De plus, la recherche menée par l’ACFC a révélé que les jeunes générations se tournent souvent vers les membres de leur famille, leurs amis, et les médias sociaux pour obtenir des conseils financiers. Plus le contenu généré par les réseaux sociaux et l’IA augmente, plus les risques augmentent. L’ACFC collabore avec ses partenaires afin de garantir que les consommateurs reçoivent des informations exactes.

R. Jennings a demandé à Mme Bombardier si elle pouvait discuter de certaines des initiatives que l’ACFC élabore actuellement en matière de littératie financière à l’échelle du Canada, en particulier celles qui concernent les groupes vulnérables, tels que les jeunes, les Canadiens à faible revenu, ou les nouveaux arrivants. La littératie financière ne repose pas sur une approche universelle. La FCAC vise à élaborer des initiatives qui répondent aux besoins des groupes vulnérables, selon leur situation actuelle, les défis auxquels ils sont confrontés, et leurs circonstances particulières. À cette fin, elle utilise les sciences comportementales pour mieux comprendre les facteurs qui influencent la confiance financière et les habitudes positives. Un exemple est l’étude que l’ACFC a menée avec l’Université Carleton sur les filles et les jeunes femmes de 16 à 25 ans. L’étude a révélé que les femmes ont souvent des connaissances financières comparables à celles des hommes, mais qu’elles se disent moins confiantes. Cet écart est important : un manque de confiance influence la façon dont les gens prennent des décisions et les occasions qu’ils choisissent de saisir. Durant la recherche en partenariat avec l’Université Carleton, l’ACFC a testé des activités en ligne qui encourageaient les participantes à remettre en question les stéréotypes, à parler de leur vécu, et à définir des concepts financiers en leurs propres mots. Au début, les femmes ont sous-estimé de 24 % l’exactitude de leurs réponses aux questions sur la littératie financière. Les femmes avaient donc des connaissances financières bien plus élevées qu’elles ne le pensaient. Cependant, la participation aux activités en ligne a renforcé la confiance des femmes. De plus, les inquiétudes financières ont diminué, en particulier chez les femmes aux revenus modestes, tandis que les comportements positifs, comme l’épargne et le remboursement des dettes, ont augmenté dans tous les groupes. Cette étude souligne que la création d’espaces où les femmes peuvent parler ouvertement d’argent renforcera leur confiance et favorisera l’adoption d’habitudes financières positives.

Mme Bombardier a ensuite discuté des autres projets de recherche actuellement en cours à l’ACFC. Elle a précisé que la recherche est essentielle à la réalisation du mandat de l’ACFC. Le fait de comprendre les défis auxquels font face les Canadiens permet à l’ACFC de mieux déterminer les moyens d’aider. Un domaine d’intérêt particulier est celui de la dette à la consommation et de l’endettement. Il s’agit d’une préoccupation croissante. Chaque mois, l’ACFC publie sur son site Web des statistiques sur le bien-être des Canadiens. Elles révèlent actuellement que 30 % des Canadiens empruntent de l’argent pour couvrir leurs dépenses quotidiennes, et que 40 % déclarent que leurs dettes augmentent de mois en mois. Ce sont là des signes évidents de vulnérabilité. Les cartes de crédit représentent également un sujet d’intérêt, car elles sont une source importante de stress financier pour de nombreuses personnes. L’ACFC s’est associée à l’Université Queen’s et à l’Université de Rochester afin de déterminer si une intervention numérique mineure, fondée sur le comportement, comme une alerte, peut inciter les gens à rembourser leurs dettes plus rapidement. Au moyen de l’application Optimity Healthy Lifestyle, l’ACFC a envoyé un « rappel » électronique à 25 000 participants au sujet de leurs dettes. Les résultats ont révélé que, après avoir reçu l’alerte, les personnes qui avaient des dettes de carte de crédit ont réduit leur solde de 25 % de plus que le groupe témoin. Les résultats n’ont pas encore été publiés, mais le seront prochainement.

Mme Bombardier a expliqué que la littératie financière et la fraude sont deux sujets auxquels l’ACFC accorde une grande importance. L’objectif demeure toutefois le même : utiliser les données disponibles pour créer des outils pratiques, pertinents, et opportuns afin d’aider les Canadiens. L’ACFC y parvient grâce à des partenariats sectoriaux.

R. Jennings a demandé si Mme Bombardier pouvait approfondir certains thèmes particuliers liés à des groupes précis de Canadiens et à leur manque de littératie financière. Les dettes et les fraudes sont des thèmes récurrents pour l’ACFC. Les escroqueries ont considérablement augmenté au cours des dernières années. R. Jennings a demandé si les recherches menées par l’ACFC ont permis de déterminer que certains groupes sont particulièrement vulnérables à la fraude. Elle a mentionné que, selon les conclusions de l’ACFC, les femmes ont tendance à manquer de confiance en leurs connaissances financières, quel que soit le degré d’exactitude de ces connaissances. Mme Bombardier a expliqué que l’ACFC examine actuellement cette question, bien qu’elle soit un sujet d’intérêt depuis 2019.

Comment l’ACFC mesure-t-elle ses résultats et suit-elle ses progrès? Mme Bombardier a souligné que les activités de mesure et de surveillance sont essentielles. Il ne suffit pas de mener des interventions; nous devons déterminer si ces efforts produisent des résultats positifs. Si ce n’est pas le cas, l’ACFC doit adapter son approche. Mme Bombardier a ajouté que cette tâche peut être réalisée de plusieurs façons. Le Plan de mesure pour la Stratégie nationale pour la littératie financière, le premier du genre au Canada, aide les organisations du secteur à mesurer leurs résultats et à communiquer leurs données de manière uniforme, ce qui permet de mesurer le succès collectif. L’ACFC mène également des sondages nationaux, puis publie les données sur son site Web, notamment le sondage sur le bien-être financier, qui est réalisé chaque mois. Un autre outil de mesure est l’indice de résilience financière Seymour™ (IRF), qui est actuellement au stade des tests. L’ACFC élabore actuellement un cadre de référence pour l’IRF afin de mesurer les effets à long terme. L’objectif de l’IRF consiste à fournir des informations supplémentaires sur la manière dont les Canadiens accèdent aux ressources et mettent en pratique leurs compétences et leurs connaissances lorsqu’ils prennent des décisions financières. Pendant les périodes de difficultés financières, ou lorsque les dépenses sont particulièrement élevées, comment les Canadiens gèrent-ils leurs dépenses et le coût quotidien de la vie? Cet outil sera bientôt accessible.

Un des principaux objectifs de la Stratégie nationale est de réduire les obstacles et de favoriser une plus grande inclusivité au pays. Malgré les taux élevés d’inclusivité financière au Canada – la plupart des Canadiens ont déjà accès à des comptes bancaires et à des systèmes de paiement numériques –, R. Jennings a souhaité connaître les mesures supplémentaires qui seraient nécessaires. Mme Bombardier a répondu que, même si le Canada affiche de bons résultats à l’échelle mondiale en matière d’inclusivité et de littératie financière, il y a encore place à l’amélioration. Environ 98 % des Canadiens possèdent un compte bancaire, physique ou numérique, grâce à un cadre législatif solide qui garantit à tous les Canadiens le droit d’en avoir un. L’accès n’est que le début. Il est essentiel de disposer de produits adaptés, de bien les comprendre, et de comparer les diverses options. Mme Bombardier a également mentionné une loi adoptée en 2022 qui oblige les banques à tenir compte des circonstances de leurs clients avant de leur proposer et de leur vendre des produits et services. Cette mesure permet de réduire le risque d’achats inappropriés ou inutiles de la part des consommateurs.

Autre exemple d’inclusivité : l’ACFC a conclu une entente avec le secteur financier et plusieurs institutions financières afin de moderniser leur engagement à offrir aux consommateurs des comptes à faible coût ou sans frais. Cette démarche a été entreprise afin de garantir à tous les Canadiens l’accès à des services bancaires essentiels modernes, et de permettre à certains groupes ciblés d’obtenir des comptes sans frais. La date d’entrée en vigueur est le 1er décembre 2025.

R. Jennings a demandé si l’ACFC savait qui sont les membres du groupe atypique qui représente 2 % de la population, ou ce qui empêche encore 2 % des Canadiens d’avoir accès à un compte bancaire. L’ACFC n’avait pas de réponse précise à cette question, mais Mme Bombardier a suggéré qu’il s’agit probablement de communautés rurales où l’accès à Internet est limité, ou de personnes qui ne souhaitent pas ouvrir de compte.

Comment le Canada se classe-t-il au rang mondial en ce qui concerne la littératie financière? En bref, Mme Bombardier a mentionné que le Canada obtient de très bons résultats. L’OCDE mène régulièrement des sondages sur la littératie financière chez les adultes et les jeunes. Ces sondages ont montré que le Canada se classe parmi les meilleurs pays au monde. Cependant, le Canada ne doit pas se reposer sur ses lauriers, car on peut toujours faire mieux. De plus, les moyennes masquent des écarts : les jeunes et les communautés autochtones ont tendance à être plus vulnérables financièrement, et obtiennent donc des résultats inférieurs. Ces écarts sont importants, car ils signalent des défis concrets. À l’échelle internationale, le Canada montre la voie par son engagement continu envers l’amélioration. L’engagement national ne signifie pas simplement mobiliser le secteur dans son ensemble, mais plutôt continuer à renforcer les bases déjà solides du Canada par des mesures coordonnées et ciblées. 

L’ACFC collabore avec des partenaires internationaux afin de trouver des occasions d’échanger sur les pratiques exemplaires et d’apprendre les uns des autres. R. Jennings a demandé à Mme Bombardier s’il existe des administrations internationales avec lesquelles l’ACFC collabore. Elle a répondu que chaque administration a ses particularités, ce qui est un élément dont il faut tenir compte. Mme Bombardier a mentionné les pays nordiques, qui affichent d’excellents résultats en matière de littératie financière. Ils utilisent des plans d’action pluriannuels, qu’ils surveillent et adaptent activement. L’agilité est importante. L’Estonie est un pays qui avance à grands pas en ce qui concerne la littératie financière. Le gouvernement fait appel à des « finfluencers » (influenceurs financiers) pour diffuser des informations financières fiables à la population. Ces « finfluencers » forment un réseau. À l’échelle mondiale, l’indice de résilience financière du Canada est considéré comme un outil de pointe. De plus, le fait que le Canada en soit à sa troisième version de sa stratégie nationale, alors que certains pays commencent tout juste à élaborer un plan, témoigne de la position de leader du Canada.

Si la participation du Canada aux discussions internationales sur la littératie financière est un élément positif, il est essentiel que ces conversations aient également lieu à l’échelle locale, entre Canadiens. R. Jennings a demandé à Mme Bombardier si elle trouve plus difficile de faire comprendre l’importance de la littératie financière aux Canadiens, compte tenu du stress accru et du surplus d’informations auxquels ils sont confrontés. Quels sont les principaux défis à relever pour améliorer la littératie financière? Mme Bombardier a expliqué que les Canadiens sont submergés d’informations, dont certaines sont incorrectes ou malveillantes. Elle a mentionné qu’il est difficile de susciter l’intérêt des Canadiens envers ce sujet, surtout compte tenu des difficultés financières croissantes. Voici ce que révèlent les données : les dettes ont augmenté chez 40 % des Canadiens. Ces facteurs nuisent à la vision financière à long terme. Par conséquent, le plus grand défi de l’ACFC consiste à se démarquer et à fournir des conseils clairs, pratiques, précis, et pertinents. Les gens ne veulent pas de solutions théoriques, mais des réponses concises à leurs préoccupations. D’autres facteurs limitent la conversation, notamment les barrières linguistiques, l’accès limité aux technologies numériques, et les barrières culturelles. Même lorsque les gens savent comment agir, il peut être difficile de passer à l’action, surtout dans des situations stressantes. L’ACFC cherche à fournir aux Canadiens des renseignements de manière rapide et accessible. Il s’agit de donner aux gens les moyens d’agir.

R. Jennings a ensuite demandé à Mme Bombardier si elle pouvait décrire de manière générale les stratégies qu’elle recommanderait à une personne qui souhaite maîtriser ses finances et améliorer ses résultats financiers. Il est préférable de commencer par l’essentiel : établir un budget, épargner, et rembourser ses dettes. Un budget n’a pas besoin d’être compliqué. Il suffit d’une feuille de papier pour commencer. Les budgets permettent d’évaluer les habitudes de dépenses, de suivre les revenus, et de déterminer le montant qui peut être épargné. Les recherches menées par l’ACFC ont révélé que 70 % des personnes qui établissent un budget, même rudimentaire, respectent leurs engagements financiers, comparativement à celles qui n’établissent aucun budget. Il existe une barrière psychologique à la gestion d’un budget. Certaines personnes se sentent dépassées ou intimidées à l’idée de surveiller régulièrement leurs finances. En ce qui concerne l’épargne, Mme Bombardier recommande de commencer tôt et modestement. Épargner tôt permet de renforcer la résilience financière et peut réduire le stress plus tard en cas de crise. Il est important de parler d’argent et de faire part de ses expériences à sa famille et à ses amis. Discuter des moyens de réduire ou de rembourser ses dettes, d’économiser pour partir en vacances, ou de réduire ses dépenses sont d’excellents sujets de conversation motivants à aborder avec votre entourage. Enfin, si vous éprouvez des difficultés financières, sachez que des gens sont là pour vous aider. Des conseillers financiers aux services de conseil en crédit, en passant par le soutien émotionnel que la communauté peut apporter, il existe de nombreuses options pour aider les Canadiens dans le besoin. De plus, les Canadiens ont le droit de magasiner et de comparer les produits et services afin de trouver ce qui leur convient le mieux.

Sur une note positive, on demande à Mme Bombardier si elle voit des possibilités pour les nouvelles technologies, comme l’IA, d’aider à améliorer la littératie financière. Elle a répondu que l’innovation entraîne souvent le scepticisme et l’hésitation. L’IA offre un énorme potentiel, surtout en ce qui concerne la littératie financière. Le secteur et le gouvernement doivent avant tout protéger les consommateurs afin que ces innovations ne causent pas plus de tort que de bien. La détection, la protection, et l’atténuation sont essentielles.

L’ACFC a récemment organisé un atelier avec diverses organisations au sujet de l’IA et de la protection des consommateurs. Elle a examiné les moyens qui permettent à la fois de favoriser l’innovation et d’assurer une protection adéquate. Les outils d’IA peuvent être très efficaces dans l’apprentissage interactif et l’assistance en temps réel, ce qui contribue à renforcer la confiance. Il existe toutefois des inconvénients : problèmes de confidentialité, sécurité des données, désinformation, et biais algorithmiques. Malgré les avantages potentiels de ces outils, les organismes de réglementation doivent veiller à ce que les nouvelles technologies ne creusent pas davantage le fossé numérique qui touche les personnes dont les compétences numériques sont limitées. L’ACFC collabore avec ses partenaires afin d’évaluer les risques et les possibilités liés à l’IA afin d’assurer la protection des consommateurs.

Un participant anonyme a demandé si l’ACFC avait délibérément choisi de ne pas organiser d’événement de lancement au début du mois de novembre pour marquer le Mois de la littératie financière, et si la même décision sera prise en 2026. Mme Bombardier a répondu qu’elle ne savait pas si un événement de lancement aurait lieu en 2026, mais qu’elle en discuterait avec ses collègues de l’ACFC.

Alors que le webinaire touchait à sa fin, R. Jennings a demandé à Mme Bombardier si elle avait d’autres commentaires ou points à ajouter. Elle a remercié l’ACIFA de lui avoir donné l’occasion de s’exprimer sur un sujet aussi important. Elle a comparé la littératie financière à la conduite d’une voiture sur une autoroute numérique très achalandée : vous n’avez pas besoin de comprendre le fonctionnement du moteur, mais vous devez connaître le code de la route et utiliser un GPS pour vous orienter dans la circulation. Par conséquent, les connaissances sont essentielles. Sans elles, des accidents peuvent se produire. Si votre littératie financière est insuffisante, vous risquez de ne pas être préparé à faire face à un incident financier. En plus des connaissances, nous avons besoin de systèmes qui nous protègent. La mise en place d’un GPS et de barrières de sécurité pour la conduite automobile est similaire à ce qui est nécessaire pour la littératie financière et le bien-être financier. De plus, une telle tâche nécessite un effort collectif : le gouvernement fédéral, les provinces, et le secteur doivent collaborer afin de servir les intérêts des Canadiens.

R. Jennings a remercié Mme Bombardier et a demandé à K. Martin de conclure le webinaire. Il s’est joint à la discussion et a demandé si les recherches menées par l’ACFC auprès des autorités internationales étaient accessibles au public. Mme Bombardier a expliqué que l’ACFC cherche à créer un espace où les établissements universitaires, les organismes de réglementation, et les gouvernements provinciaux peuvent communiquer leurs résultats de recherche et échanger des informations. Elle a souligné que la communication et la collaboration sont essentielles pour éviter la redondance des travaux.

K. Martin a ensuite demandé si les universités canadiennes menaient des initiatives pour comprendre les écarts en matière de littératie financière. Mme Bombardier a expliqué que l’ACFC a publié les travaux de quatre étudiants sur les urgences financières. L’ACFC organise régulièrement des concours pour les étudiants, en partenariat avec d’autres ministères. Elle a toutefois souligné que ces initiatives ne sont probablement pas aussi fréquentes qu’elles devraient l’être, et qu’il reste donc encore du travail à faire.

K. Martin a remercié Mme Bombardier pour le temps qu’elle a consacré à cette discussion, puis a conclu le webinaire.

Filed Under: Événements

Une nouvelle étude nationale révèle que les détenteurs de prêts hypothécaires canadiens font face à une vulnérabilité financière croissante

24 novembre 2025 by Troy Woodland

By CAFII, Kingsville Times

Half of Canadian mortgage holders could only maintain their lifestyle for less than six months without their primary income, according to groundbreaking research from Pollara, commissioned by The Canadian Association of Financial Institutions in Insurance (CAFII).

The comprehensive Credit Protection Insurance (CPI) Segmentation Study surveyed more than 3,000 Canadians and reveals widespread financial stress alongside troubling gaps in protection confidence, even among those who already have insurance coverage.

The research, the first in Canada to map behavioural segments among current and potential CPI customers, found that 44% of mortgage holders report the current economic situation is negatively impacting their personal finances, while 57% have concerns about job loss in the next 12 months.

Perhaps most concerning: 50% say they would have serious problems paying bills if their main earner were unable to work.

Despite widespread insurance ownership, Canadians lack confidence in their existing safety nets. The study found that 35% don’t know how long their life insurance policy would last if needed, while only 38% feel confident they could pay their mortgage if the main earner lost income.

Even among those who believe they have sufficient life insurance (73%), experts note this confidence appears emotional rather than informed.

“This study shows a troubling contradiction: Canadians know they’re vulnerable, yet many remain underinsured or uncertain about the protection they do have. Only 38% feel confident they could cover their mortgage if the main earner lost income, and more than a third don’t even know how long their life insurance would last,” said Keith Martin, Executive Director, CAFII.

“With average household debt levels so high, these blind spots leave families exposed at the worst possible time. The challenge for our industry is not just providing insurance, but making sure Canadians understand and trust the protection available to them.”

The research identified five distinct consumer segments, with two groups standing out as having the greatest need for protection and support:

  • The Confident Planner (26% of mortgage/Home Equity Line of Credit holders): Despite strong financial positions, this segment values CPI for asset protection, with 45% likely to purchase or renew coverage.
  • The Anxious Realist (25% of mortgage/Home Equity Line of Credit holders): Struggling with affordability but standing to benefit most from protection, with 27% likely to purchase or renew despite financial constraints.

Together, these two segments represent 46% of the mortgage holders and point to clear gaps in confidence and coverage that leave many families financially vulnerable.

The study reveals that even among current CPI holders, concerns persist: only 30% agree the product provides good value for money, and just 29% find it affordable or trust it more than other insurance types. Among non-holders, 41% cite expense-related reasons for not having CPI, while 40% indicate lack of perceived need.

Communication gaps also make it harder for consumers to make informed decisions. Only 39% of non-holders recall being informed about CPI options, while 24-32% of non-holders don’t know enough to rate basic product attributes.

Although some mortgage and Home Equity Line of Credit holders have CPI (29% and 22% respectively), important gaps remain especially in job loss protection. Only 66% of mortgage-related CPI includes job loss coverage, compared to 94% for life coverage. The gap is particularly pronounced among those over 40, with only 48-54% having job loss protection compared to 79-95% of those under 40.

Most Canadians learn about Credit Protection Insurance from banks and credit unions (67%), and more than half of purchases (53%) take place there. However, the research found that 48% of non-holders were advised against CPI by financial professionals, highlighting that consumers may be receiving mixed messages and need better support in making informed choices.

Canadians are most likely to explore protection options when their finances feel stretched. Nearly half (44%) of respondents said they would consider CPI if bills became hard to manage, while others pointed to economic uncertainty, rising cost of living and major life events as moments when insurance feels most relevant.

“This research provides the CPI industry with a roadmap for better meeting the needs of financially vulnerable Canadians,” continued Martin. “The opportunity exists to close protection gaps, improve communication, and demonstrate value, particularly during life transitions and economic stress when families need protection most.”

https://kingsvilletimes.ca/2025/11/national-study-finds-mortgage-holders-face-rising-financial-vulnerability/

Filed Under: Nouvelles, Nouvelles ACIFA

Les consommateurs peuvent recevoir des messages contradictoires au sujet de l’assurance protection de crédit  

21 novembre 2025 by Troy Woodland

By Kate McCaffery, Insurance Portal

New research conducted by Pollara and commissioned by the Canadian Association of Financial Institutions in Insurance (CAFII) makes a number of findings – about Canadians’ concerns about job loss, their insurance coverage and where they get their information – and notes that financial professionals are often advising Canadians against the use of credit protection insurance (CPI).

The July 2025 survey of more than 3,000 mortgage and home equity line of credit (HELOC) holders found that half could maintain their lifestyle for less than six months without their primary income. The Credit Protection Insurance (CPI) Segmentation Study “reveals widespread financial stress alongside troubling gaps in protection confidence, even among those who already have insurance coverage,” they write.

Notably, 57 per cent said they have concerns about job loss in the next 12 months. They say concern is highest among

younger adults, households with children under 18, immigrants coming to Canada within the last nine years and those in Quebec.

The research looks at the average mortgage held (over $200,000) and when mortgage holders expect to have this debt paid off.

Confidence may be more emotional than informed 
Regarding insurance uptake, they say few considered insurance to be unimportant, but only half said it was very important. “A majority had life insurance, often provided by employer benefits. While more feel they have enough insurance, this confidence may be more emotional than informed, as many can not say how long it would last,” they write.

The report also looks at personal financial concerns, how often survey respondents made payments into savings, debt, investments and time horizons and financial literacy. It additionally looks at advisor usage and at clients’ sources of information.

“Knowledge is highest when it comes to managing money and debt, but lower when it comes to planning, investing or insurance. That said, less than half feel very knowledgeable on any topic,” the report states.

30% held creditor protection insurance for mortgage 
About three in ten held CPI for their mortgage while roughly one in five held it for their HELOC. “Research found that 48 per cent of non-holders were advised against CPI by financial professionals, highlighting that consumers may be receiving mixed messages and need better support in making informed choices.” 

They also say the majority of survey respondents had life insurance but coverage varied by source: 47 per cent had it through employer benefits while 41 per cent said they had a personal policy. “Among those insured, term (24 per cent) and whole life (23 per cent) are most common, while one in four (25 per cent) are unsure what type of policy they hold,” they note.

https://insurance-portal.ca/article/consumers-may-be-receiving-mixed-messages-about-credit-protection-insurance

Filed Under: Nouvelles, Nouvelles ACIFA

Les détenteurs d’hypothèques canadiens sont confrontés à une pression financière croissante

18 novembre 2025 by Troy Woodland

By Liezel Once, CMP

Half of mortgage holders could not maintain their lifestyle for six months without their main income

A new national study has revealed that Canadian mortgage holders are facing growing financial vulnerability, with many lacking confidence in their insurance coverage despite widespread ownership.

The Pollara Credit Protection Insurance (CPI) Segmentation Study, commissioned by the Canadian Association of Financial Institutions in Insurance (CAFII), surveyed more than 3,000 Canadians in July and found that half of mortgage holders could only maintain their lifestyle for less than six months if their primary income disappeared.

The research, the first in Canada to map behavioural segments among current and potential CPI customers, painted a stark picture of household resilience.

Forty-four percent of mortgage holders reported that the current economic climate had negatively affected their personal finances, while 57% expressed concerns about job loss in the coming year.

“This study shows a troubling contradiction: Canadians know they’re vulnerable, yet many remain underinsured or uncertain about the protection they do have,” Keith Martin, executive director of CAFII, said.

“Only 38% feel confident they could cover their mortgage if the main earner lost income, and more than a third don’t even know how long their life insurance would last.”

Confidence crisis and coverage confusion
Despite 73% of respondents believing they have sufficient life insurance, only 38% felt confident they could pay their mortgage if the main earner lost income.

The study flagged that 35% of Canadians did not know how long their life insurance would last if needed—a gap that experts described as “emotional rather than informed” confidence.

Opportunity segments and persistent barriers
The study identified five consumer segments, with two groups—Confident Planners and Anxious Realists—standing out for their need for better protection.

While 45% of Confident Planners were likely to purchase or renew coverage, only 27% of Anxious Realists, who struggle with affordability, said the same.

Affordability and trust remain major barriers: just 30% of current CPI holders agreed the product provided good value, and only 29% found it affordable or trusted it more than other insurance types.

Among non-holders, 41% cited cost as a reason for not having CPI, and 40% pointed to a lack of perceived need.

Job loss protection and industry response
Coverage gaps were especially pronounced in job loss protection. Only 66% of mortgage-related CPI included job loss coverage, compared to 94% for life coverage.

The gap widened among those over 40, with only 48–54% having job loss protection, compared to 79–95% of those under 40.

Most Canadians learned about CPI from banks and credit unions, but the study found that nearly half of non-holders were advised against CPI by financial professionals, highlighting the need for clearer communication.

Martin said, “The opportunity exists to close protection gaps, improve communication, and demonstrate value, particularly during life transitions and economic stress when families need protection most.”

https://www.mpamag.com/ca/mortgage-industry/industry-trends/canadian-mortgage-holders-face-rising-financial-stress/557036

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