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ACIFA | Association Canadienne des Institutions Financières En Assurance

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Les renouvellements de prêts hypothécaires montent en flèche. Avez-vous une protection efficace? 

4 juin 2026 by cafii

Par Keith Martin, directeur général de l’Association canadienne des institutions financières en assurance

Pour des millions de propriétaires canadiens, 2025 et 2026 marqueront un tournant financier parmi les plus importants de ces dernières années. Environ 60 % de l’ensemble des prêts hypothécaires en cours au Canada arriveront à échéance au cours de cette période, et bon nombre d’entre eux avaient été contractés à des taux d’intérêt proches de leurs plus bas niveaux historiques. Pour les emprunteurs qui ont obtenu un prêt hypothécaire à taux fixe sur cinq ans pendant la pandémie, les mensualités pourraient augmenter de 15 % à 20 % au moment du renouvellement. Banque du CanadaCMP. 

Il s’agit d’un changement significatif dans le budget des ménages. Cette situation incite de nombreux Canadiens à revoir attentivement leur situation financière, dans certains cas, pour la première fois depuis des années. 

Toutefois, alors que la plupart des discussions sur le renouvellement portent sur les taux et les conditions, une question importante est souvent négligée : en cas d’accident, de maladie ou de décès, disposez-vous d’une protection suffisante pour faire face à une incapacité de travail, ou, est-ce que votre famille serait en mesure de continuer à rembourser le prêt hypothécaire si vous décédiez? Bien que ces questions ne soient pas agréables à aborder, il est essentiel de se préparer à de tels scénarios afin d’assurer la sécurité de votre famille. 

Le renouvellement est un point de contrôle financier, pas seulement une négociation de taux 

Lorsqu’un prêt hypothécaire arrive à échéance, il est tentant de concentrer tous ses efforts pour obtenir le meilleur taux possible. C’est tout à fait normal. Pour de nombreux ménages, le montant des mensualités a son importance. 

Ce qu’on oublie facilement, c’est que le renouvellement est aussi un des rares moments où les Canadiens prennent le temps de discuter avec leur institution financière pour faire le point sur l’ensemble de leur situation hypothécaire. C’est l’occasion idéale de se demander si la protection qui accompagne ce prêt hypothécaire correspond toujours à leur situation actuelle. 

Les familles changent. Les revenus changent. La santé change. Une décision prise il y a cinq ans en ce qui concerne la couverture n’est peut-être plus la bonne aujourd’hui. 

Quatre types de protection hypothécaire à connaître 

Il existe quatre principaux types d’assurance protection hypothécaire à la disposition des propriétaires canadiens. Chaque produit est conçu pour protéger contre des difficultés financières bien précises : 

L’assurance vie hypothécaire permet de rembourser le solde de votre prêt hypothécaire en cas de décès, ce qui permet à votre famille de conserver son logement sans avoir à supporter ce fardeau financier. 

L’assurance hypothécaire pour invalidité vous aide à payer vos mensualités hypothécaires si vous vous retrouvez dans une situation d’invalidité et que vous ne pouvez plus travailler. Vous bénéficiez ainsi d’une stabilité financière pendant une période où vos revenus peuvent chuter de manière considérable et inattendue. 

L’assurance hypothécaire pour maladie grave prévoit une prestation si vous recevez un diagnostic de maladie grave admissible, comme le cancer, une crise cardiaque ou un AVC. Elle vous offre ainsi les moyens financiers pour vous concentrer sur votre rétablissement plutôt que sur le remboursement de votre prêt. 

L’assurance perte d’emploi vous permet de continuer à payer vos mensualités de prêt hypothécaire pendant une période limitée si vous perdez votre emploi de manière involontaire. Cette solution vous aide à préserver votre logement pendant que vous rétablissez votre situation. 

Ensemble, ces produits sont conçus pour vous aider à faire face aux événements de la vie qui peuvent rendre difficile le remboursement d’un prêt hypothécaire : un décès, une invalidité, une maladie grave ou la perte d’un emploi. Les ménages n’ont pas tous besoin de tous les types de couverture. Toutefois, comprendre le rôle de chaque produit est la première étape pour prendre une décision éclairée. 

Le risque qui inquiète le plus les Canadiens et pour lequel ils sont le moins couverts 

Parmi ces quatre types de couverture, celle relative à la perte d’emploi mérite une attention particulière en ce moment. 

Plus de la moitié des Canadiens qui détiennent un prêt hypothécaire se disent inquiets à l’idée de perdre leur emploi au cours de l’année à venir, ce qui témoigne de l’incertitude économique générale à laquelle de nombreux ménages doivent faire face au moment de renouveler leur prêt. Et pourtant, la perte d’emploi est un des risques les moins pris en compte dans les polices d’assurance hypothécaire actuelles. Selon une étude commandée par l’ACIFA et réalisée par Pollara Strategic Insights en 2025, seulement 66 % des polices d’assurance protection de crédit liées à un prêt hypothécaire comprennent une couverture en cas de perte d’emploi, comparativement à 94 % pour la couverture en cas de décès. 

Cet écart est important. Si le principal soutien financier d’un ménage perd son emploi, le remboursement du prêt hypothécaire ne s’interrompt pas. Les factures continuent d’arriver, même si les revenus disparaissent. Le but de l’assurance perte d’emploi est justement de combler ce manque, car elle permet au propriétaire de continuer à payer les mensualités pendant qu’il rétablit sa situation. 

Pour toute personne qui renouvelle son prêt hypothécaire dans le contexte actuel, la question mérite d’être posée sans détour : votre assurance inclut-elle une couverture en cas de perte d’emploi? 

Confiance n’est pas synonyme de couverture 

Une tendance qui ressort régulièrement des études menées auprès des propriétaires canadiens est le décalage entre le sentiment de sécurité des gens et ce que leur couverture d’assurance leur offre réellement. De nombreux Canadiens ont souscrit des assurances qu’ils ne comprennent pas tout à fait, non pas par négligence, mais parce qu’on ne pense généralement à ces produits que lorsqu’on en a besoin. 

La situation est souvent différente au moment du renouvellement. Lorsque les Canadiens examinent leur prêt hypothécaire, ils sont plus enclins à prendre en compte tous les aspects de la situation, notamment les protections qui y sont associées. 

Selon une étude de l’ACIFA, près de 40 % des détenteurs d’un prêt hypothécaire ne sont pas certains de pouvoir continuer à rembourser leur prêt si le revenu principal du ménage devait disparaître. Il s’agit là d’un grand nombre de familles qui courent un risque financier plus important qu’elles ne le pensent. 

Le renouvellement est l’occasion idéale de combler cet écart, d’examiner votre assurance, de comprendre ce qu’elle couvre réellement, et de veiller à ce qu’elle corresponde à votre mode de vie actuel, et non à celui que vous aviez il y a cinq ans. 

Quelques questions qui méritent d’être posées lors du renouvellement 

Pas besoin de bouleverser vos finances pour rendre ce renouvellement efficace. Quelques questions simples peuvent tout changer : 

  • Votre assurance actuelle couvre-t-elle la perte d’emploi, l’invalidité, ou les maladies graves, et pas seulement le décès? 
  • Si vos revenus changeaient soudainement, pendant combien de temps votre assurance actuelle couvrirait-elle vos mensualités hypothécaires? 
  • Votre situation familiale a-t-elle évolué au cours des cinq dernières années d’une manière qui pourrait modifier vos besoins en matière d’assurance? 

Ce ne sont pas des conversations compliquées. Mais ce sont des conversations que de nombreux Canadiens n’avaient pas eu à mener, jusqu’à maintenant. 

Conclusion 

La période de renouvellement des prêts hypothécaires fait réfléchir aux taux, aux conditions, et aux divers choix de prêteurs. Tous ces éléments sont importants. Cependant, c’est aussi l’occasion de voir au-delà des versements et de se poser une question plus fondamentale : si un imprévu devait se produire, votre foyer serait-il protégé? 

Pour les millions de Canadiens qui renouvelleront leur prêt en 2026, c’est le moment de le découvrir. 

L’ACIFA est l’Association canadienne des institutions financières en assurance. Nous œuvrons en faveur d’un marché ouvert et concurrentiel, où les consommateurs peuvent choisir parmi une vaste gamme de produits et de services d’assurance. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les options de protection hypothécaire, rendez-vous sur cafii.com/fr. 

Filed Under: Connaissances

Résumé du dîner annuel de 2026 des membres de l’ACIFA

5 mai 2026 by cafii

Le dîner annuel des membres de l’ACIFA a eu lieu le 5 mai 2026, dans les magnifiques locaux de SixtyEight, au centre-ville de Toronto. Au cours de ce dîner, trois économistes ont participé à un groupe de discussion : Jimmy Jean, vice-président, économiste en chef et stratège chez Desjardins; Cynthia Leach, économiste en chef adjointe chez RBC; et Alex Grassino, économiste en Chef, Gestion de placements Manuvie. Val Gillis (PVP, TD Assurance), présidente du conseil d’administration de l’ACIFA, a présenté les conférenciers, et Julie Gaudry (VP, RBC Assurances), présidente élue du conseil d’administration, les a remerciés. Le directeur général de l’ACIFA, Keith Martin, et l’analyste principale de recherche et de politiques de l’ACIFA, Robyn Jennings, ont animé la discussion.

La conversation a été passionnante. Le groupe d’experts a abordé la situation économique du Canada, les prévisions quant aux taux d’intérêt, le risque de récession, et des questions géopolitiques. Le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’économie canadienne ont été examinés, notamment en ce qui concerne l’inflation et la hausse des prix de l’essence. Les questions démographiques ont également été abordées, notamment l’augmentation des budgets provinciaux consacrés aux soins de santé, qui représentent maintenant plus de 50 % des budgets provinciaux dans la plupart des provinces. La discussion a également porté sur les tendances dans le domaine des prêts hypothécaires, ainsi que sur la façon dont les coûts peuvent dissuader les gens de souscrire une assurance facultative.

Filed Under: Événements

Résumé du webinaire de l’ACIFA: L’IA est là. Et maintenant? Guide pratique pour désapprendre et réapprendre l’assurance

29 janvier 2026 by cafii

Le 29 janvier 2026, l’ACIFA a organisé un webinaire intitulé L’IA est là. Et maintenant? Guide pratique pour désapprendre et réapprendre l’assurance. Le directeur général de l’ACIFA, Keith Martin, a entamé la séance. Il a remercié les participants et a présenté Robyn Jennings, analyste principale de recherche et de politiques à l’ACIFA. À son tour, elle a présenté le conférencier principal, Tatenda Manjengwa, vice-président directeur de la stratégie en matière d’IA et de la gestion des produits dans le secteur des services financiers.

M. Manjengwa est un expert reconnu dans le domaine de l’IA. Il transforme les technologies émergentes en solutions prêtes à l’emploi dans des environnements fortement réglementés. Dans le cadre de ses fonctions précédentes de directeur général et de responsable du laboratoire d’innovation en IA de BMO Gestion de patrimoine, il a piloté la mise en œuvre de l’IA à l’échelle de l’entreprise pour plus de 5 000 employés. Il a lancé Rovr AI, le premier assistant d’IA générative destiné au public canadien et dédié à la souscription d’assurances, et a mis en place des cadres de gouvernance au sein de BMO Gestion privée, BMO Gestion mondiale d’actifs, BMO Assurance et BMO Ligne d’action. M. Manjengwa possède plus de 20 ans d’expérience dans les marchés de capitaux et la gestion de patrimoine chez BMO, Bloomberg, Citibank et Deutsche Bank. Son travail touche à la fois la stratégie de produits d’IA, la finance quantitative et l’innovation commerciale. Il a dirigé des équipes pluridisciplinaires composées de scientifiques et d’ingénieurs spécialisés dans les données. Ses équipes ont mis en place des flux de travail optimisés par le traitement du langage naturel (NLP) et l’intelligence artificielle (IA) sur des plateformes multinuage sécurisées et évolutives, ce qui a permis d’améliorer l’expérience client et de réduire les coûts d’exploitation.

M. Manjengwa détient un MBA de la Chicago Booth School of Business et une maîtrise en analyse de données et intelligence artificielle de la NYU Stern School of Business. Passionné par l’apprentissage continu, il poursuit actuellement ses études en vue d’obtenir une troisième maîtrise, en informatique, au Georgia Institute of Technology.

Après l’introduction, R. Jennings a souhaité la bienvenue à plusieurs invités de marque, notamment
les 14 entreprises membres et les 14 entreprises associées de l’ACIFA; des associations sectorielles connexes, telles que l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et l’Association canadienne de l’assurance voyage (ACAV); et des représentants de divers organismes de réglementation des assurances et des services financiers ainsi que d’organismes d’élaboration des politiques, dont :

  • Alberta Insurance Council
  • Gouvernement de l’Alberta
  • Conseil du Trésor et le ministère des Finances de l’Alberta
  • Autorité des marchés financiers (AMF)
  • British Columbia Financial Services Authority (BCFSA)
  • Ministère des Finances de la Colombie-Britannique
  • Insurance Council of BC
  • Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC)
  • Autorité ontarienne de réglementation des services financiers (ARSF)
  • Insurance Council of Manitoba;
  • Insurance Councils of Saskatchewan

Pour lancer la discussion, R. Jennings a demandé à T. Manjengwa de faire le point sur la place de l’IA dans le secteur des services financiers. Il a décrit la situation très clairement : L’IA est là, mais le travail consiste désormais à transformer cet engouement en résultats financiers concrets. L’industrie passe désormais de la phase d’expérimentation à celle de l’industrialisation : des projets pilotes ponctuels à une chaîne de production IA rigoureuse et évolutive, capable de produire des résultats concrets, et non seulement de simples idées. Il a qualifié ce phénomène de transition entre la curiosité envers l’IA à la maîtrise de l’IA. Il a ajouté que la question fondamentale n’est pas de savoir comment utiliser l’IA pour faire ce que les entreprises font déjà, mais plutôt de déterminer ce qui devient possible et qui était auparavant inimaginable, et si les organisations se préparent à se poser sérieusement cette question.

Il a fait remarquer que le Canada performe bien au-delà des attentes : Manuvie occupe la cinquième place parmi les 30 principaux assureurs au classement mondial de maturité en matière d’IA établi par Evident, et fait partie des trois seules entreprises à figurer au palmarès des 10 meilleures dans toutes les catégories évaluées. L’occasion à saisir est bien réelle. La question est de savoir si les organisations ont mis en place les structures nécessaires pour la saisir.

T. Manjengwa a précisé que lorsqu’il parle d’IA, il désigne concrètement les modèles d’apprentissage automatique, dont l’IA générative. Il a insisté sur l’importance d’une approche intentionnelle et disciplinée pour les entreprises qui déploient ces technologies à grande échelle. L’objectif est de passer d’une petite équipe d’ingénieurs en IA qui maîtrisent les outils à une intégration de ces capacités à tous les échelons de l’entreprise. Selon lui, cette évolution structurelle permettra de distinguer les entreprises qui progressent de celles qui stagnent.

R. Jennings a demandé comment les dirigeants pouvaient intégrer l’IA dans des systèmes classiques fortement implantés. T. Manjengwa a répondu : « Nous ne sommes pas prisonniers de nos systèmes classiques, mais prisonniers des idées qui nous ont menés jusqu’ici. » Ces systèmes ont été conçus pour répondre aux besoins des institutions financières d’une autre époque. Ils ont été utiles, mais la logique de fonctionnement doit changer. Il a proposé une approche en trois phases :

  • Phase de préparation : un diagnostic complet pour cartographier les systèmes actuels, déterminer les éléments essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise et évaluer le coût et la faisabilité d’une modernisation.
  • Phase d’intégration : des déploiements ciblés pour déterminer la valeur ajoutée, révéler les compromis (formation, infrastructure, baisses temporaires de productivité) et valider le modèle avant un déploiement à grande échelle.
  • Optimisation continue : surveiller, perfectionner et répéter. Le potentiel de l’IA est un système évolutif, et non un projet figé.

Lorsqu’on lui a demandé ce que les assureurs doivent désapprendre en premier, T. Manjengwa a cité Alvin Toffler, selon qui, les personnes instruites du 21e siècle seront celles qui sauront apprendre, désapprendre, puis réapprendre. Il a répondu sans détour : L’IA n’est pas une conversation parallèle aux activités de l’entreprise, mais bien la conversation qui définit ces activités. Trois désapprentissages particuliers ont suivi : l’idée que l’IA est un problème technologique que doivent résoudre les scientifiques des données (il s’agit en fait d’une transformation organisationnelle qui nécessite une refonte des processus de travail et une gestion du changement); l’idée que la certitude est nécessaire avant toute action (ce n’est pas le cas dans des environnements aussi dynamiques); et l’idée qu’une culture axée sur les projets pilotes suffit (c’est le piège dans lequel la plupart des entreprises tombent). Il a fait remarquer que la numérisation échoue lorsque des outils de pointe sont superposés à des processus analogiques et redondants. Les dirigeants doivent comprendre que la gestion du changement n’est pas une partie de leur travail, mais bien la totalité de leur travail. Il a averti que si l’IA est déployée uniquement pour reproduire les processus actuels, alors les contraintes d’aujourd’hui risquent d’être transposées dans les systèmes de demain.

L’IA nous façonne autant que nous la façonnons.

Quant à la question de trouver un équilibre entre l’aversion au risque et la nécessité d’expérimenter, T. Manjengwa a recommandé la prudence : une approche intelligente et méthodique, associée à des mesures de protection adéquates, permet aux dirigeants de concilier risque et innovation. Il est essentiel de maintenir un dialogue avec les organismes de réglementation. La mise au point des mesures de protection relatives à l’IA nécessitera la participation de nombreux intervenants. Les entreprises doivent également s’assurer de recruter les bonnes personnes pour les bons postes. L’IA est un domaine complexe, et la réussite repose sur des équipes compétentes et talentueuses.

En ce qui concerne les qualités à privilégier lors du recrutement, il en a retenu deux : la curiosité et la modestie. La curiosité favorise l’expérimentation et l’innovation; la modestie permet de corriger le tir lorsque les résultats ne sont pas satisfaisants. Associées à de solides connaissances, ces qualités permettent au personnel d’une organisation d’apprendre, de réapprendre et de désapprendre au rythme où la technologie évolue.

En ce qui concerne la gouvernance réglementaire, T. Manjengwa a encouragé le passage d’une approche axée sur la conformité et la surveillance à une approche axée sur la co-création authentique entre le secteur et les organismes de réglementation. Les organismes de réglementation devront mieux connaître les modèles économiques afin de faire en sorte que les règles favorisent l’innovation responsable au lieu de la freiner. Il a recommandé la même rigueur des talents du côté des organismes de réglementation, soit les bonnes personnes pour les bons postes.

R. Jennings a soulevé la question du remplacement des humains par l’IA et a demandé où le jugement humain devait être conservé. T. Manjengwa a répondu que les grands modèles de langage (GML) sont, par nature, probabilistes et nécessitent une intervention humaine, en particulier lorsqu’il s’agit de traiter des informations financières et de prendre des décisions défavorables. Il a cité les récents commentaires de Satya Nadella à Davos et a souligné que la valeur réelle réside dans le fait d’ancrer ces modèles dans le contexte propre à chaque entreprise, mais qu’il ne s’agit là que d’un élément parmi d’autres, et non de la réponse définitive. L’IA doit être perçue comme un outil qui vient renforcer le jugement humain et non le remplacer. Libérer les experts des tâches monotones, comme résumer un document de 60 pages, leur permet de se concentrer sur les sujets complexes, les points à débattre et les aspects déterminants. Selon lui, la véritable question n’est pas de savoir ce que l’IA est capable de faire, mais ce que nous sommes prêts à lui confier et, tout aussi important, ce que nous refusons de lui céder.

Au sujet de la décomposition du travail, T. Manjengwa a expliqué que les rôles traditionnels sont décomposés en tâches distinctes. L’IA assure l’analyse structurée, tandis que les humains se concentrent sur le jugement, les relations et les cas complexes. Il a cité la récente description faite par le chef de la direction de McKinsey, à propos d’une organisation qui compte 40 000 personnes et 25 000 agents et le fait que, dans la pratique, les gestionnaires devront de plus en plus coordonner les deux. L’exemple de l’expert en sinistres illustre bien cette idée : L’IA automatise la réception des réclamations et l’estimation des dommages; l’humain peut ainsi se consacrer aux cas conflictuels et complexes. Les emplois ne disparaissent pas, mais ils évoluent, et les compétences que les entreprises recherchent doivent évoluer en conséquence.

Selon lui, la transformation fondamentale n’est pas dans la manière dont les assureurs effectuent leur travail, mais dans ce que ce travail en soi devient. McKinsey a présenté cette évolution comme le passage d’une approche de « détection et correction » à une approche de « prévision et prévention » : d’une entreprise qui indemnise les pertes après coup à une entreprise qui utilise des données en continu pour les prévenir. Produits paramétriques, surveillance des risques en temps réel, prévention comme source de revenus : il ne s’agit pas là de domaines connexes à l’assurance, mais de ce que l’assurance est en train de devenir. La fragmentation des tâches n’est que le symptôme opérationnel, tandis que la refonte de la proposition de valeur est au cœur du processus.

Ce qui suit est une refonte du recrutement, car il ne s’agit pas de réduire la prochaine génération de professionnels à de simples gestionnaires d’exceptions. Les postes doivent être conçus pour mettre à profit les compétences propres à l’être humain, comme le jugement, l’empathie et le raisonnement complexe, et de les associer à une utilisation experte de l’IA.

À la question de savoir qui est responsable lorsque l’IA prend ou influence une mauvaise décision, T. Manjengwa a été clair : la responsabilité incombe à l’équipe et à l’organisation, et non à une seule personne. Le fait de constituer des équipes interdisciplinaires, qui réunissent des experts en affaires, en réglementation et en technologie, est ce qui permet de défendre l’IA. Il y aura toujours un responsable de l’analyse, mais les réussites et les échecs doivent appartenir à tout le groupe. Quand l’IA réussit, il s’agit d’un travail d’équipe; quand elle échoue, la même logique s’applique.

Quant à ce que les entreprises doivent à leurs clients, il s’est montré catégorique : une transparence totale sur la manière dont les données sont utilisées et sur les cas où l’IA intervient. Dans le secteur des services financiers, la transparence n’est pas facultative.

R. Jennings a demandé pourquoi tant de programmes d’IA échouent. T. Manjengwa a évoqué le récent rapport Networked Agents and Decentralized Architecture (NANDA) du MIT, qui a révélé que 95 % des projets pilotes d’IA générative ne produisent aucun effet mesurable sur les profits et les pertes. La cause profonde tient au modèle de mise en œuvre : les équipes se lancent à la poursuite de cas d’utilisation spectaculaires plutôt que de résoudre de véritables problèmes opérationnels et elles tentent de le faire sans l’aide de partenaires expérimentés. La conclusion est double : il faut résoudre un véritable problème commercial et ne pas commencer à la case départ. La collaboration avec des fournisseurs et des consultants est une force, et non une faiblesse. Il a cité l’exemple du projet d’IA Rovr chez BMO, qui reposait largement sur Microsoft, non pas par manque de talents à l’interne, mais parce que ce domaine était nouveau pour tout le monde.

Pour conclure le webinaire, R. Jennings a demandé ce qui permettrait de déterminer qu’un assureur est passé du stade de la simple curiosité envers l’IA à celui de la maîtrise de cette technologie. T. Manjengwa a mentionné plusieurs critères : une approche structurée et rigoureuse de la mise en œuvre, qui a évolué au-delà des cas d’utilisation pour devenir une philosophie d’apprentissage et d’expérimentation durables; des données concrètes sur l’adoption (par exemple, Manuvie a affiché un taux d’adoption des outils d’IA de 75 % au sein de son personnel après des années d’investissement régulier); et une collaboration active avec les organismes de réglementation. Il a aussi mentionné le cadre réglementaire à venir : la ligne directrice E-23 du BSIF, sur la gestion du risque de modélisation, entrera en vigueur le 1er mai 2027 et s’appliquera à toutes les institutions financières sous réglementation fédérale. La récente étude ACIFA-Deloitte indique que plus de 60 % des assureurs s’attendent à ce que l’IA influence considérablement la souscription et le traitement des réclamations. Il est donc évident que le passage d’une attitude de simple curiosité à une véritable maîtrise de cette technologie est désormais un impératif pour l’ensemble du secteur.

T. Manjengwa a conclu par une citation de John Schaar : « L’avenir n’est pas un endroit où nous allons, mais un endroit que nous créons. Les chemins ne se trouvent pas, ils se tracent. Et le fait de les tracer transforme à la fois celui qui les trace et la destination. » Enfin, selon lui, il ne s’agit pas simplement d’adopter des outils, mais de les harmoniser avec une vision claire du type de structures vers lesquelles ce secteur s’oriente. Ce sont là des questions d’identité, de courage et d’imagination. Nos réponses façonneront nos vies à long terme, bien après que les outils d’aujourd’hui auront évolué.

Filed Under: Événements

L’APC : un filet de sécurité pour les propriétaires canadiens dont le budget est limité

8 novembre 2024 by cafii

Par Keith Martin, directeur exécutif, ACIFA.

Pour de nombreux Canadiens, le fait d’être propriétaire d’un logement est un pilier de sécurité financière. Cependant, en raison de l’augmentation du coût de la vie, des événements inattendus tels que l’invalidité peuvent perturber cette stabilité, en particulier pour les ménages à faible revenu. C’est là que l’assurance protection de crédit (APC) apporte un filet de sécurité financière essentiel.

Une étude menée par la LIMRA pour l’Association canadienne des institutions financières en assurance (ACIFA) au début de l’année a révélé que 80 % des propriétaires canadiens ne sont pas assurés ou sont sous-assurés. Cette statistique indique un déficit de protection important, en particulier pour les personnes qui pourraient avoir des difficultés financières si elles étaient confrontées à une situation d’invalidité.

De nombreuses familles à faible revenu disposent de ressources financières limitées et n’ont que peu de marge de manœuvre pour faire face à des dépenses imprévues. Une situation d’invalidité peut avoir un effet dévastateur sur le plan financier et nuire à la capacité d’effectuer les versements hypothécaires. L’APC permet de pallier ce problème, car elle couvre les versements hypothécaires jusqu’à concurrence de la prime d’assurance pendant une période d’invalidité. La compagnie d’APC effectue les versements mensuels directement à la banque, ce qui apporte un soutien essentiel aux familles qui ne disposent pas des économies suffisantes ou qui préfèrent conserver leurs économies pour de futurs projets au lieu de les utiliser pour rembourser leurs dettes. 

Le fait de disposer d’un filet de sécurité permet aux propriétaires soucieux de leur budget de se tourner vers l’avenir avec davantage de confiance. L’APC agit comme un bouclier contre les difficultés financières qu’une situation d’invalidité peut entraîner, et aide les personnes touchées à conserver leur propriété et leur stabilité financière. En sachant qu’ils bénéficient de cette protection, les propriétaires peuvent se concentrer sur leur rétablissement et sur d’autres aspects importants de leur vie.

Habituellement, les prestations d’invalidité que l’employeur verse permettent de couvrir environ 66 % des revenus d’un salarié, ce qui laisse un déficit de 34 %. Ce déficit peut entraîner des difficultés financières, en particulier pour les gens qui doivent gérer des versements hypothécaires. L’assurance invalidité peut combler ce déficit et permettre aux gens de conserver leur propriété même s’ils ne sont pas en mesure de travailler. En examinant les options d’APC offertes, les gens peuvent protéger leur bien le plus précieux (leur maison) et avoir l’esprit tranquille si une situation d’invalidité se produit.

L’assurance protection de crédit est plus qu’un simple produit financier; il s’agit d’une bouée de sauvetage pour de nombreux propriétaires canadiens. L’APC offre une protection essentielle contre les imprévus de la vie, en particulier pour les personnes dont le budget est restreint.

Filed Under: Connaissances

L’ACIFA a élu Valerie Gillis comme nouvelle présidente du conseil d’administration

6 juin 2024 by cafii

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Valerie Gillis, PVP, Vie, santé et protection de crédit chez TD Assurance, devient la nouvelle présidente du conseil d’administration après le départ de Peter D. Thompson.

(Toronto, Ontario, le 6 juin 2024) – L’Association canadienne des institutions financières en assurance (ACIFA), une association sectorielle nationale de premier plan, est fière d’annoncer que Valerie Gillis, PVP, Vie, santé et protection de crédit chez TD Assurance, a été élue à la présidence du conseil d’administration. Mme Gillis est une membre dévouée et active du conseil d’administration depuis décembre 2022.

« L’ACIFA occupe une place centrale dans la défense des intérêts de ses membres et veille à ce que les Canadiens aient accès à des produits d’assurance complets et compétitifs, et je suis honorée d’assumer la fonction de présidente du conseil d’administration », déclare Valerie Gillis, PVP, Vie, santé et protection de crédit chez TD Assurance. « J’ai hâte de prendre la relève et de poursuivre le travail exceptionnel de mon prédécesseur, Peter Thompson, et de diriger l’ACIFA pour favoriser une défense novatrice des intérêts au sein du secteur de l’assurance. »

En tant que présidente du conseil d’administration, Mme Gillis dirigera les initiatives stratégiques de l’ACIFA, favorisera la collaboration entre les institutions membres et consolidera la contribution de l’association à l’élaboration des politiques et des normes du secteur. Grâce au leadership de Mme Gillis, l’ACIFA poursuivra sa mission de favoriser un marché de l’assurance ouvert et flexible, au bénéfice de ses membres et des consommateurs canadiens.

Mme Gillis succède à Peter D. Thompson, président et chef de la direction de Banque Nationale Assurances, qui était président du conseil d’administration depuis juin 2022.

« Ce fut un honneur pour moi de servir en tant que président du conseil d’administration de l’ACIFA », a déclaré Peter D. Thompson, président et chef de la direction de Banque Nationale Assurances. « Je suis convaincu que Valerie Gillis, grâce à sa vaste expérience et à son dévouement absolu, sera une dirigeante exemplaire à l’association. Sous sa direction, l’ACIFA continuera à défendre des politiques qui sont bénéfiques à la fois pour nos membres et pour les consommateurs canadiens. »

L’ACIFA contribue de manière déterminante à la promotion de politiques publiques qui protègent et favorisent les intérêts de ses membres, afin que ces politiques permettent d’offrir des produits d’assurance concurrentiels et complets. Créée en 1997, l’association regroupe un grand nombre d’institutions financières qui offrent des services d’assurance de diverses manières : centres de contact, agents, courtiers, agences de voyages, courrier publicitaire, enseignes d’institutions financières, et plateformes en ligne. 

De plus, l’association collabore étroitement avec les autorités de réglementation fédérales et provinciales afin de contribuer à l’élaboration d’un cadre législatif et réglementaire qui garantit aux consommateurs canadiens l’accès à des produits d’assurance adaptés à leurs besoins. L’ACIFA demeure engagée à maintenir des normes élevées en ce qui concerne la distribution et la commercialisation de tous les produits et services d’assurance.

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À propos de l’ACIFA : L’Association canadienne des institutions financières en assurance (ACIFA) est une association sectorielle à but non lucratif qui se consacre au développement d’un marché de l’assurance ouvert et flexible. L’ACIFA croit que les consommateurs sont mieux servis lorsqu’ils ont un choix significatif dans l’achat de produits et services d’assurance. Les 15 membres de l’ACIFA comprennent les branches d’assurance des principales institutions financières du Canada – BMO Assurance, Assurance CIBC, Desjardins Assurances, Banque Nationale Assurances, RBC Assurances, Assurance Scotia, et TD Assurance – ainsi que les principaux acteurs de l’industrie : Assurant, Assurance-vie-Canada, Canadian Western Bank, Chubb Compagnie d’Asurrance-Vie du Canada, CUMIS Services Incorporated, la Banque Canadian Tire, Manuvie (La Compagnie d’Assurance-Vie Manufacturers), et Securian Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toute demande des médias, veuillez communiquer avec la personne-ressource suivante :

Personne-ressource : Wendy Bairos, conseillère pour les médias
Courriel : wendy.bairos@cafii.com
Téléphone : 416-831-9820

Filed Under: Nouvelles, Nouvelles ACIFA

Suivre facilement le processus de réclamation de l’APC

1 mai 2024 by cafii

Par Keith Martin, directeur exécutif, ACIFA.

À l’Association canadienne des institutions financières en assurance (ACIFA), nous nous sommes engagés à démystifier le processus de réclamation afin que les Canadiens se sentent équipés et confiants lorsqu’ils doivent le suivre. Notre plus récente vidéo, Discover the Ease of Filing a Credit Protection Insurance Claim (Apprenez comment il est facile de faire une réclamation d’assurance protection de crédit), [EE1] explique comment gérer et soumettre une réclamation d’APC en toute simplicité. Il s’agit là d’une des nombreuses initiatives que l’ACIFA mène pour simplifier les procédures d’assurance pour tout le monde.

Pour assurer la sécurité et la réussite financières, il est essentiel de comprendre les outils financiers à disposition. L’un de ces produits est l’assurance protection de crédit (APC). L’APC peut servir de filet de sécurité financier pour couvrir des dettes, comme les prêts hypothécaires, les prêts personnels et les lignes de crédit en cas de maladie grave, d’invalidité, de perte d’emploi ou de décès. Le processus pour obtenir cette couverture commence à l’étape de la demande, où les réponses à certaines questions relatives à la santé aideront à déterminer votre admissibilité et le montant de la prime. Cette première étape est essentielle, car elle permet d’adapter la couverture à votre situation particulière.

Lorsqu’une personne souscrit à l’APC, elle reçoit un certificat d’assurance. Ce document n’est pas un simple papier, mais un guide complet qui décrit les détails de la couverture, les conditions et les étapes à suivre pour effectuer une réclamation. Il est conçu pour rendre le processus de réclamation transparent et simple, afin que vous sachiez exactement ce qu’il faut faire et à quel moment.

S’il devient nécessaire d’effectuer une réclamation, la démarche est clairement définie. Le signalement de l’événement, conformément aux instructions de votre certificat d’assurance, constitue le point de départ du processus. Sur le site Web de l’ACIFA, vous trouverez facilement de l’aide et des conseils, des liens directs vers les entreprises membres et des coordonnées détaillées pour vous aider à franchir cette étape.

Réunir et soumettre les documents requis fait partie intégrante du processus de réclamation. Qu’il s’agisse de dossiers médicaux, du diagnostic d’un médecin ou d’un certificat de décès, ces documents fournissent les preuves nécessaires pour appuyer votre réclamation. Cette étape met en évidence l’importance de la transparence et de la rigueur pour assurer un traitement efficace de votre réclamation.

Notre vidéo présente non seulement les étapes du processus de réclamation, mais insiste également sur la diligence avec laquelle chaque demande est examinée. Le processus d’examen est exhaustif, et les assureurs peuvent demander des informations ou des vérifications supplémentaires afin de garantir que chaque réclamation est évaluée de manière équitable. Bien que cette étape puisse prolonger le délai de règlement d’une réclamation, il s’agit d’un élément essentiel pour garantir l’exactitude et l’équité pour toutes les parties concernées.

Le taux élevé de règlements favorables met en évidence l’efficacité de l’APC, ce qui est rassurant pour les souscripteurs de polices d’assurance. Ce taux de réussite témoigne de la fiabilité de l’APC en tant que garantie financière qui permet d’obtenir un soutien concret en cas de besoin.

La vidéo Discover the Ease of Filing a Credit Protection Insurance Claim de l’ACIFA est une ressource conçue pour aider les Canadiens à maîtriser la situation. En divisant le processus de réclamation de l’APC en étapes claires et faciles à gérer, nous visons à réduire le stress et l’incertitude qui peuvent accompagner ces situations.

À l’ACIFA, notre objectif est de fournir aux gens les outils et les informations nécessaires pour prendre des décisions en toute confiance dans le domaine de l’assurance, de sorte que chaque personne puisse obtenir le soutien dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin.

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